Je vous invite déjà prendre connaissance de toutes les participations. Je tiens ensuite à remercier toutes les personnes qui ont accepté de jouer le jeu et qui m’ont fait parvenir leur vision de l’oeuvre.
Cliquez sur les oeuvres pour avoir accès aux sites ou blogs perso des participants :
Cindy Da Costa

Manon Kyuusei


Sophie Ghéné
Mademoiselle Souhait
Par JaLe, vidéo à voir sur Youtube
La valse des saisons :
Printemps. Eté. Automne. Hiver. Les saisons s’égrainaient sans que je ne puisse les arrêter. Son visage toujours me hantait. Son odeur, musc et cannelle, gravée dans ma mémoire. Il me suffisait de fermer les yeux pour le voir, devant moi. Je tendais la main vers lui. Il tendait la sienne vers moi. Je parvenais à sentir le doux frottement de ses mains contre les miennes. Des mains douces, sans callosités. Il était un artiste, pas vraiment du genre manuel.
Les saisons avaient passées. Beaucoup trop de saisons, beaucoup trop vite. Le temps continuait sa route, inexorablement. J’avais grandi, j’avais mûri, j’avais vieillis. J’avais une famille, un homme, deux beaux enfants. Mais, parfois, je me mettais à penser à la vie que nous aurions pu avoir tous les deux. Lui et moi. Si nous n’avions pas autant jouer les timides ou si nous n’avions pas autant jouer au chat et à la souris. Je t’aime, moi non plus. Jeu stupide auquel joue tous les adolescents et que se transforme plus tard en regret. Pourtant, d’aussi loin qu’il m’ait été donné de m’en souvenir, je pense qu’on s’aimait tous les deux d’un amour différent des autres. Une attirance. Des regards échangés. Des yeux que je recherchais à chaque fois que j’entrais dans une pièce où il pouvait être. Des yeux marron, magnifiques dont je ne pouvais me détacher. Même après toutes ces années, j’arrivais à me souvenir de chacun des détails de ces yeux, de son visage, de sa peau. Sa peau qui me semblait si douce, si inaccessible. J’aurais tué pour poser mes lèvres sur cette peau. La baiser jusqu’à ce que mes lèvres n’en puissent plus. J’aurais tué pour qu’il me touche. Sentir ces mains sur mon dos, descendant jusqu’au creux de mes reins, avant de se diriger vers… La décence et la rougeur que mes joues prennent m’interdise d’en dire plus.
Ma vie est magnifique. J’aime mon mari, j’aime mes enfants. Mais lui. Mais lui, il était différent de tous les autres. Nous aurions eu une vie de… Je ne sais même pas. Je ne pouvais m’imaginer ma vie sans lui, mais, je n’étais jamais vraiment arrivé à m’imaginer ma vie avec lui. J’ai passé de magnifiques moments en sa présence. Moments beaucoup trop éphémères dont je profitais à fond. Même si ma timidité m’empêchait de jouir de lui comme je l’aurais voulu. Ou alors, nous ne nous parlions pas vraiment car nous ne savions pas comment nous apprivoiser. Peut-être vivions-nous dans des mondes trop différents pour nous approcher, pour nous comprendre. Mais dans le même temps, j’avais l’impression que nous étions tous le temps sur la même longueur d’onde. Nous nous comprenions sans vraiment nous parler. Sans vraiment nous connaitre.
Mon année de seconde a été la plus belle de ma vie. Avec lui. Il avait peut-être redoublé spécialement pour me voir. Je savais qu’il avait déjà eu son bac, mais, je n’avais jamais compris ces motivations pour refaire une année. Alors, je l’ai pris pour moi et je me précipitais toujours dans tous les lieux où je pouvais le croiser. Les fêtes dans son village perdu ou les lieux où il avait l’habitude de trainer. D’ailleurs, ça me rappelle l’arrière de la cour. Nous avions l’habitude de tous nous y assoir. Toute la bande. Bande qu’il a rejoins rapidement. Nous étions tous un peu marginaux et lui aussi. Je pense qu’il avait trouvé une famille avec nous. Je m’asseyais toujours contre la barrière. Et lui en face de moi, sur les marches. On se regardait, se jaugeait, en espérant qu’un jour l’un d’entre nous aurait le courage de parler à l’autre.
– Mais, qu’est ce que tu fous là ? Adossée contre la barrière, souriant comme une vieille folle. Tu vas me mettre la honte, maman ! Tous mes potes du lycée me demandent ce que tu peux bien faire.
– Ton nouveau lycée te plait. J’y ai étudié et je peux te garantir que tu vas passer en ce lieu les meilleures années de ta vie.
Comment lui dire ? Comment parler de lui ? Il est mon jardin secret, mon premier amour, l’homme qui me donnait envie de me lever le matin. Il est l’homme qui aurait pu devenir son père. Qui aurait dû ? Je n’en sais rien. Je ne savais plus rien. Cet homme me faisait tourner la tête à l’époque et je pense qu’il le fait toujours actuellement. Si seulement il avait su, s’il avait compris à quel point il comptait pour moi. Mais, tout ceci est le passé. Bien des saisons se sont succédées depuis qu’il a disparu de ma vie. Parfois, je me dis que je devrais le rechercher. Mais, je pense que j’ai peur de ce que je pourrais trouver. Rester dans les souvenirs. M’enfermer dans mes souvenirs, pour garder l’essentiel de lui. Son essence. L’homme que j’ai aimé.
Antonin Gallo.
Par Florie Genoud
Julie, belle Julie, souvenir de mes jeunes années… Au premier jour de ta rencontre, j’ai su mon existence changée. En ce beau jour d’été où nous nous sommes approchés, mon innocence mal apprivoisée m’a cloué. Ces quelques heures à tes cotés, je les ai passées à t’écouter, chaque minute me rendant plus sourd de t’entendre exister.
Julie, douce Julie, à chacun de tes gestes mon regard s’est accroché. Quand d’une main tu glissais derrière ton oreille cette mèche de cheveux rebelle… mon ventre se tord de ne pouvoir te voir encore! J’aurais voulu plonger au creux de ton corps, goûter ces courbes à la chair si suave et sentir ton odeur qui lentement m’obsède…
Julie, énigmatique femme au sourire hésitant, repoussant les avances de ces âmes en peine, accrochés aux mouvements de tes hanches qui doucement se balancent… Nombreux sont ces hommes qui m’ont envié cette danse! Pourquoi m’as-tu choisi, moi, qui sent encore mon cœur battre au rythme infernal de ma débâcle?
Julie, si tendre Julie, à ton contact j’ai compris les liens si forts qui me retiennent prisonnier de mes envies! Ce trou béant dans ma poitrine, source amère de mes regrets, résonne encore à ta mémoire, pourtant si bien enfouie. Caché sous cette tonne d’indifférence feinte, je repense à cette étreinte…
Julie, Oh ma Julie, combien de temps encore vas-tu me hanter? Ma peine s’égrène au cours du temps… Ce temps qui passe, inlassablement, tandis que mon cœur se casse, sur le fils de mes sentiments…
Par Alys
Et les gagnants sont *roulements de tambours*
Tout le monde. J’ai pas pu choisir désolé. Je suis faible. Vous pouvez me faire parvenir par mail (gantonino[@]orange.fr) votre adresse postale afin que je puisse vous faire parvenir votre dessin.
Encore merci à tous pour votre participation. ça ne fut finalement pas si dur de choisir eh. Je vous aime.

























ce fut un vrai plaisir de participer à ce concours!!! merciii
Même chose pour moi !
(Mais j’ai de nouveaux webco, en ce qui concerne le cliquable de mon image ; je dis ça, je dis rien, hein)
Damn’ it, je regarde ça.
Crotouille de merdouille, j’ai zappé le concours
Mais en tout cas, les participations sont toutes très sympa, je comprends que tu ne sois pas parvenu à sélectionner un gagnant.
Oué je préfère faire ainsi
toutes ces participations sont super ! C’est impressionnant de voir l’interprétation de chacun … pas étonnant que tu n’aies pas pu choisir ! Bravo à tous !
Merci beaucoup pour eux !
Rooohhh, monsieur To il est trop gentil
Oui et en plus je suis beau. Je vous épargne tous les superlatifs qu’on m’accorde B-)
C’est bizarre, t’as pas mis la mienne…
Mais si regarde bien, comme le dessin que tu vas recevoir !
Merci à toi mr to d’avoir pensé à nous tous pour ce chouette concours, pour ma par je ne suis pas satisfaite de ce que je t’ai donné, car pour commencer celui ci est fait à la va vite et pour finir cela ne devait pas etre celui ci mais un autre qui se trouve parmi mes autres croquis, dont je dois scanner et mettre sur mon site car enfin j’ai reccup un pc après 1 mois d’absence sur les ondes, donc, pour me pardonner dès que possible, je te refais un fan art tout beau tout propre et te montrer le croquis dont je devais t’envoyer au depart, sur ce, encore merci,
Non pas besoin de pardonner allons, t’as joué le jeu et c’est cool, elle est bien ta participation
Un collectif très créatif ! J’aime ce concept !!
Yay merci !
bonjour désolé de venir en retard, c’était pour dire dessin bien reçu, grand merci mr to dès que possible promis, je ferais un article spécial dessus, puis cela le vaut bien, il est magnifique, encore mille merci